Locarno

DA Lì - autoritratto molle con trasloco

 

Du au

DA Lì - Autoritratto molle con trasloco
avec Davide Gagliardi
Texte et mise en scène : Egidia Bruno
Lumières et sons par Vincenzo Vecchione
Costumes par Deborah Erin Parini
Production : Teatro Lunaparco (www.teatrolunaparco.ch)
Durée : 75 minutes

Est-il possible de parler dans une pièce de théâtre des sentiments que l'art peut susciter dans nos âmes ?
Est-il possible de dire, sans tomber dans la rhétorique, quelle importance l'art peut avoir dans notre existence ?
Est-il possible de raconter, sans frôler la psychanalyse, comment, dans notre cas, tout peut partir d'un tableau de Salvador Dali ?

Un homme déménage. C'est son énième mouvement.
Nous ne savons pas pourquoi il déménage, mais nous savons que chaque fois qu'il le fait, c'est l'occasion de se débarrasser de tout ce qui a représenté quelque chose jusqu'à ce moment-là et qu'il n'est plus utile de garder. Mais il y a un poster, une reproduction d'un tableau de Salvador Dali, "Autoritratto molle con pancetta fritta" qui, bien qu'il ait été retiré des murs de la maison il y a un certain temps, en fait il n'a jamais été accroché, bien qu'il soit maintenant jauni et ruiné et donc à "jeter", confronte notre protagoniste à quelque chose qui n'est clairement pas encore résolu, quelque chose qui doit encore passer l'examen de sa conscience.
Voici donc sa passion pour Salvador Dali, dont il avait vu l'exposition à Barcelone bien des années auparavant ; dont il ne savait rien avant cette exposition ; dont il avait été frappé sans trop savoir pourquoi. Au retour de ce voyage, il a commencé à étudier la vie et les œuvres du célèbre artiste et a cherché dans sa maison le mur idéal pour accrocher une reproduction du tableau qui l'avait tant impressionné. Pourtant, après plusieurs tentatives, il avait décidé de ne pas l'accrocher. Cette image l'a troublé. Ce n'était pas du tout rassurant.

Devant une œuvre de Salvador Dali, on peut ressentir n'importe quoi, mais on n'est certainement pas indifférent.
Peut-être parce que ce que nous voyons nous affecte beaucoup plus que nous ne le pensons, peut-être parce que cela touche une corde sensible, quelque chose qui persiste en nous sans trouver d'issue.
Sa célèbre phrase "La différence entre moi et un fou est que je ne suis pas fou" en dit long sur son niveau de conscience.
En parlant de Dali, il est peut-être possible de parler un peu de nous-mêmes et de ce qui se passe au fond de nos âmes.

TYPOLOGIE

  • Théâtre

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