Les Îles de Brissago, une histoire passionnante

Deux joyaux verts au milieu du lac Majeur : les îles Brissago sont non seulement l’unique jardin botanique suisse sur une île, mais aussi un point de repère pour toute la région. Plus de 2 000 espèces végétales de la Méditerranée et des régions subtropicales des cinq continents y poussent. Grâce à cette biodiversité et à son caractère unique, le Jardin botanique des Îles de Brissago fait partie des Gardens of Switzerland, qui recueille les plus beaux jardins de Suisse. Les Îles sont une destination populaire pour les excursions en bateau, une oasis pour les familles et un endroit aimable pour célébrer des mariages dans un cadre charmant.

Tout commence avec une histoire d’amour

Grâce à leur emplacement singulier, au milieu des eau du lac Majeur, les Îles de Brissago bénéficient d’un climat exceptionnellement doux. Le Jardin Botanique de l’Île de San Pancrazio est le résultat des efforts de la Baronne Antoinette de Saint Léger, qui y travailla pendant des décennies, l’enrichissant d’espèces provenant des quatre coins de la planète. Née en Russie le 20 juin 1856, Antoinette épousa en 1881 l’officier anglo-irlandais Richard Fleming.

Grâce à l'héritage considérable d'un oncle de Fleming, le jeune couple peut acquérir les Îles de Brissago, abandonnées depuis des années.
Les époux rénovèrent le couvent préexistent et se consacrèrent à la transformation de la Grande Île en parc, jetant les bases du Jardin botanique qu’on peut y voir aujourd'hui.
En 1897 le baron abandonna sa femme e sa fille sur les Îles et s’installa à Naples. La baronne alors choisit de dédier sa vie à la botanique et à la culture. Sa maison devint un centre d'intense activité culturelle : peintres, sculpteurs, musiciens et écrivains célèbres y hébergèrent. Parmi eux, il paraît, même James Joyce.

Max Emden, l’histoire continue

La Première Guerre Mondiale changea beaucoup de choses aussi pour les Îles de Brissago. Forcée par une situation précaire et ses dettes, la baronne de Saint-Léger les vendit en 1927 à un riche marchand de Hambourg. Max Emden n’avait pas le même amour que la Baronne pour la botanique et le jardinage. Financier, docteur en chimie et minéralogie et propriétaire d’une chaine de magasins en Allemagne, il cultivait surtout l’opulence et l’art de vivre. Il fit édifier le palais que l’on peut admirer aujourd’hui, sacrifiant la construction de la baronne et la petite église de San Pancrace. Il ajouta le bain romain, l’orangerie et la darse. On doit certainement a Emden de n’avoir rien changé de substantiel du jardin de la Baronne, en faisant adapter le palais a sa splendeur.

Sous son égide s’établit le culte d’un monde éphémère fait de splendeur et de fête, qui peuplaient les Îles de Brissago de gens et vie, pas si différemment que ce qu’avait fait le patronage de la Baronne. Mais si à cette époque les Îles étaient peuplées par ceux qui faisaient de l’art, avec Max Emden jusqu’en 1940 les îles étaient le royaume de ceux qui ce même art l’achetaient : les nouveaux riches de l’Allemagne d’après-guerre..
En 1949, neuf ans après la mort de Max Emden, le Conseil d’État du Canton du Tessin reçut une offre pour la vente des Îles. Le Canton, les trois communes riveraines Ascona, Brissago et Ronco s/ Ascona, la Ligue Suisse pour la protection du patrimoine national (Patrimoine Suisse) et celle de la protection de la nature (ProNatura) achetèrent alors les Îles et la Villa.
Le parc botanique ouvra ses portes au public le 2 avril 1950.
Visiter les îles de Brissago, c'est s'immerger dans un paradis tropical, idéal pour un voyage en famille à la découverte du Jardin Botanique, mai aussi pour passer un week-end très romantique à l'hôtel Villa Emden.

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